8,6°C plus exactement.
C’est la différence de température observée la nuit entre Paris-Montsouris et Fontainebleau au pic de la canicule du 30 mai 2026 (voir graphique ci-dessous).
Cette différence s’appelle l’îlot de chaleur urbain.
En moyenne, après une journée ensoleillée, l’îlot de chaleur urbain entre Paris et la grande couronne est de 6,4°C (source : Météo-France)
Cet écart se manifeste essentiellement la nuit et est amplifié lors d’épisodes caniculaires, comme le montre le graphique.
Plusieurs facteurs expliquent que les villes ne se refroidissent pas aussi bien que les campagnes la nuit :
- Les activités humaines produisent de la chaleur (transports, climatisation, commerces et industries).
- Les matériaux de construction, comme le béton, emmagasinent l’énergie du soleil pendant la journée et la restituent la nuit (via le rayonnement infrarouge de la surface).
- La concentration des bâtiments limite la ventilation et piège la chaleur.
- Le manque de végétation réduit l’ombre pendant la journée et le refroidissement dû à l’évapotranspiration des plantes. 🌳💧
Voilà pourquoi, quand on parle d’adaptation des villes au changement climatique, on préconise notamment :
- la préservation et le développement d’espaces verts (bois, parcs, jardins, allées arborées)
- la réduction de la place de la voiture en ville 🚗⬇️
- l’augmentation des mobilités douces 🚶🚲 et des transports en commun
‼️ La climatisation est une mesure d’adaptation à l’échelle individuelle, mais une maladaptation au niveau collectif, car elle rejette de la chaleur à l’extérieur des bâtiments et contribue à renforcer l’îlot de chaleur.
👉 Un exemple de ville inspirante, que j’avais abordé dans un ancien article : https://www.climedia.fr/transition-ecologique-sociale-villes-urbaines/
